Migratory, text in french for Version

Migrateurs
Caroline Bernard (Lili range le chat), Adla Isanovic, Michiko Tsuda, Gwenola Wagon
Au dessin et graphisme : Damien Guichard (Lili range le chat)

Des artistes géographiquement éloignés les uns des autres initient à distance un échange cinématographique et tissent au fil de leurs croisements des rubans filmiques polymorphes. Le titre Migrateurs rend hommage aux qualités hétérotopiques du réseau où les images prises dans un mouvement continuel, deviennent des nébuleuses mouvantes et s’organisent en des flux migratoires constamment remaniés. Des formes de montage et d’entrelacements des images sont mises à jour à travers le dessin, les schémas, la recherche de motifs réticulés, les prises de vues viennent dans un deuxième temps de la formulation, comme une deuxième forme de représentation.
Les artistes mènent leurs expériences à distance, mais se réunissent lors de rendez-vous culturels pour tisser plus serré la trame de leurs films. Ils sont invités à projeter l’avancement de leurs travaux lors de Version, ils seront présents pour un atelier du 8 au 13 décembre 2008. Ils participent au symposium du 13 décembre 2008
Projections au 31 octobre 2008 :
Au fur et à mesure des expériences, viendront s’ajouter des films.

Six semaines de parallèles confondues
Six semaines de parallèles confondues puisque par deux points ne passe qu’une seule droite ainsi que toutes ses parallèles confondues – Caroline Bernard (2008)
Le projet Six semaines de parallèles confondues est le résultat de six semaines d’un itinéraire toujours équivalent à peine variable, de six semaines au départ prescrites par le corps médical. L’ensemble des voyages jusqu’au centre médical était entièrement filmé à l’aide d’un téléphone portable, l’ambition était à la fois de créer une sorte de ruban filmique insondable, et d’extraire quelques photogrammes pour les joindre au texte. Les trajectoires du parcours étaient enregistrées puis ajoutées dans Google Earth, pour produire des images personnelles et privées avec un outil universalisant. Les pérégrinations furent l’occasion de revisiter les contes, et autres fictions énigmatiques et singulières. Ce projet existe sous la forme d’un blog, ainsi que d’un film réalisé à partir des données GPS.
La répétition du même itinéraire et l’indexation GPS permettent de tisser un film aux strates temporelles complexes, entrer dans un village, une fois deux fois, trente fois, et par un ellipse revenir d’un jour à l’autre au même endroit. Aller-retour, aller-retour, l’ambition est de tisser au fil de ces déplacements répétés un corps image et texte réversible et indémaillable.
voir http ://sixsemainesdeparallelesconfondues.wordpress.com/

Hole in gap, 2008
Caroline Bernard (Lili range le chat), Adla Isanovic, Michiko Tsuda, Gwenola Wagon
Au dessin et graphisme : Damien Guichard (Lili range le chat)
Hole in gap, Tokyo, 2008
Une webcam manipulée depuis l’Europe est synchronisée à une deuxième caméra sur place. La webcam produit un film saccadé, le temps est plein des sautes, des manques, la deuxième caméra vient s’ajouter à cette trame hachée pour compenser les trous et les vides de la prise de vue.

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